Poissons
Caractéristiques
 

On compte plus de 25000 espèces de poissons, ce qui fait représente plus que l'ensemble des quatre autres classes de vertébrés (Batraciens, Reptiles, Oiseaux, Mammifères).

CLASSIFICATION:

EMBRANCHEMENT Vertébrés
SUPER CLASSE Poissons
CLASSE Cyclostomes - Chondrichthyens (cartilagineux)- Osteichthyens (osseux)
SOUS CLASSE Sélaciens - Bradyodontes - Actinopterygiens

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Cartilagineux (Condrichthyens) Osseux (Osteichthyens)
Raies, requins Mérou, carpe, etc.
Squelette cartilagineux Squelette entièrement ossifié
Fentes branchiales Branchies en forme de peigne, protégées par un opercule
Ecailles placoïdes, peau incrustée de denticules Ecailles minces et imbriquées recouvertes de mucus
Nageoires épaisses ne pouvant pas se replier Nageoires rayonnées, mobiles
Nageoire caudale souvent hétérocerque Nageoire caudale homocerque
Fécondation interne Fécondation externe
Absence de vessie natatoire, la flottabilité est assurée par la vitesse et parfois un foie hypertrophie Vessie natatoire présente sauf chez quelques espèces benthiques
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Il y a environ 20750 espèces de poissons osseux (soit 96% des poissons), 58% des espèces sont marines, 13% sont benthiques, 100 millions de tonnes sont péchées chaque année dans le monde, 110 km/h est la vitesse de pointe du plus rapide (marlin), jusqu’à 300 millions d'œufs pour le poisson lune (Mola mola).

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La respiration

Le poisson, comme la plupart des organismes, a besoin d'oxygène pour vivre. Il puise cet oxygène dans l'eau au niveau des branchies. Les branchies consistent en de très minces feuillets cutanés abondamment irrigués en sang et rattachés à des arcs branchiaux cartilagineux.
Le schéma classique de la respiration est le suivant : Le poisson fait pénétrer de l'eau par la bouche, l'opercule étant ferme. Dans une deuxième phase, il referme la bouche et chasse l'eau à travers les branchies par contraction du pharynx.
Un poisson respire entre 20 et 50 fois/mn.
Certains poissons (Maquereau, etc.), nagent la bouche ouverte entretenant ainsi un courant d'eau constant à travers les branchies.
C'est au niveau des branchies que se situent les cellules à chlorures. Ces cellules sont spécialisées dans l'excrétion des chlorures contenus dans l'eau de mer, et permettent au poisson d’ingérer de l'eau salée sans augmenter sa pression osmotique.

La circulation

Les poissons possèdent un vrai système circulatoire qui sert au transport du sang riche en oxygène vers les cellules puis de ramener le sang chargé en gaz carbonique vers les branchies.
Les poissons possèdent un cœur simple et non cloisonné.
Pour la plupart des poissons l'irrigation sanguine est réduite (la chair est blanche) mais pour les poissons à nage rapide possédant des muscles mieux irrigués on trouve des chairs à zones sombres ou prenant une coloration rougeâtre (exemple : thon).

L'osmorégulation

L'eau de mer se distingue de l'eau douce par sa forte concentration en sels minéraux. Les espèces marines évoluent dans un milieu où la concentration en sels minéraux est supérieure à celle de leur organisme. Par osmose, l'eau contenue dans leur organisme a tendance a "fuir" vers le milieu extérieur. Pour lutter contre ces pertes d'eau et donc pour prévenir la déshydratation, les poissons marins avalent sans cesse de l'eau. Cette eau passe dans l'organisme à travers les parois intestinales après avoir abandonnée les sels qui eux seront rejetés par l'anus.
Le phénomène est inverse chez les espèces d'eau douce, à savoir qu’une importante excrétion d’urine permet de luter contre l'hydratation.

La thermorégulation

Les oiseaux et les mammifères sont des animaux à sang chaud (homéothermes : ils parviennent à garder une température interne constante). Pour les poissons leur température interne doit s’équilibrer avec celle du milieu ambiant (généralement elle se stabilise à 1°C au dessus). Ce sont des animaux à sang froid (hétérothermes).
Mais, chez certaines espèces pélagiques (exemple : thon), la différence de température avec l'eau peut atteindre une dizaine de degrés de part les importantes contractions musculaires qui vont faire évoluer leur température interne (ce qui leur permettra de nager encore plus vite).
Les espèces marines supportent mal les différences brutales de température.

La vessie natatoire

C'est un organe hydrostatique qui libère les nageoires de la contrainte de sustentation. Seuls les poissons osseux en sont dotés. Au départ il s’agit d’un diverticule de l'oesophage situé sous la colonne vertébrale formant un sac allongé au dessus de la cavité abdominale. Mais certaines espèces ont développé des vessies indépendantes de l'intestin à chambre unique ou double.
Le principe est simple. Quand le poisson descend est soumis à une pression croissante, la vessie se remplit de gaz (issu de l'intestin ou de la circulation sanguine) de manière à maintenir un volume constant. A la remontée, le poisson ajustera sa densité en vidant une partie de sa vessie.
Si la plupart des poissons benthiques sont dépourvus de vessie natatoire, un certain nombre d'espèces pélagiques (maquereau) n'en ont pas non plus. Ils peuvent ainsi descendre ou remonter à la surface sans attendre que la pression de la vessie natatoire se soit stabilisée.
Cette vessie peut aussi, chez certaines espèces, servir d'organe récepteur et d’amplificateur de sons (elle est dans ce cas dotée d'un diverticule en liaison avec l'oreille interne).

Les écailles

Les écailles recouvrent l’épiderme. Elles peuvent être superposées comme les tuiles d'un toit ou imbriquées comme des pavés les unes à côté des autres.
Le nombre des écailles est constant pour tous les individus d'une espèce donnée, et ce, dès la naissance.
Des exceptions, tels les syngnathidés, les épinoches chez qui les écailles se sont épaissies et se sont soudées entre elles pour former une cuirasse. Ces plaques sont unies par des sutures qui permettent une certaine mobilité alors que cette carapace est complètement rigide chez les Ostracionidés (poissons coffre).
Certains poissons n'ont tout simplement pas d'écailles (congres, murènes, blennies).
Enfin, les jeunes alevins n'ont pas d'écailles non plus. Elles ne se développeront que lorsque les jeunes auront atteint une longueur d’environ 2 cm.

La scalimétrie. La scalimétrie est l'étude des écailles. Celle-ci permet d'obtenir de nombreux renseignements sur le poisson étudié. En effet, la croissance des écailles (et donc du poisson) se matérialise par un dépôt de zones concentriques calcifiées dont la largeur est fonction du rythme de croissance. Ainsi les périodes de suralimentation se traduiront par des lignes à intervalles plus larges que celles pendant lesquelles l’alimentation est restreinte. Il en est de même pour les migrations, les maladies.

Le mucus. Quiconque a manipulé un poisson a pu constater qu'ils sont gluants. En effet , des glandes disséminées dans l'épaisseur de la peau sécrètent un mucus dont les fonctions sont multiples. C'est un lubrifiant facilitant le glissement dans l'eau, un obstacle à la pénétration des parasites, une résistance aux échanges osmotiques.

Les dents

Les dents des poissons sont portées non seulement sur les mâchoires (dents maxillaires) mais aussi sur d'autres pièces squelettiques tel le palais (dents palatines et vomériennes), la langue (dents linguales), les os au niveau de la gorge (dents pharyngiennes).
Si les poissons ont souvent le même type de dents certains tels les blennies, les daurades ont des canines, des incisives et des molaires. Les herbivores ont généralement des dents coupantes à l'avant de la mâchoire et des dents pharyngiennes broyeuses alors que les broyeurs de corail comme les perroquets ou les mangeurs de mollusques comme les balistes ou les tétraodons ont des dents antérieures élargies et soudées ainsi que des dents pharyngiennes.

La croissance

Un poisson se développe toute sa vie. Sa croissance est plus rapide quand il est jeune et est également plus rapide en été que pendant les mois d'hiver, car elle dépend de la quantité de nourriture à sa disposition. Les différentes espèces ne se développent pas au même rythme. A l’âge de 3 ans, un maquereau atteint 30 cm, alors qu'un thon mesure déjà 100 cm.

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Le cerveau d’un poisson est réduit et ne comporte pas d'hémisphères, il est cependant complexe. Il existe deux grands centres de coordination dont l’un reçoit les informations auditives, gustatives, tactiles et celles en provenance de la ligne latérale, l’autre reçoit les informations visuelles et olfactives.
Le cervelet contrôle la locomotion, la coordination des mouvements et les réflexes de survie ainsi que le bulbe rachidien, siège des impulsions tactiles et gustatives.
Si les performances des poissons s’expriment lors de réflexes moteur, de l’état d'équilibre et de l'odora, il semble que l'observation et l'expérience vécue jouent un grand rôle dans leurs comportements.
De même ils disposent d’étonnantes facultés à distinguer le normal de l'anormal dans leur environnement.

L'OUIE

Un poisson a des "oreilles" mais a surtout une ligne latérale.
Oreille interne. II n'y a pas d'oreille moyenne mais l'oreille interne semble servir à capter les sons d'origine éloignée dont la partie supérieure se compose de 3 conduits et de 3 vésicules qui permettent au poisson de s'orienter dans l'espace. La partie inférieure est pourvue de 3 renflements qui contiennent chacun un corpuscule auditif (l’otholite). que l’on peut utiliser pour la détermination de l’âge et des caractéristiques de l'espèce. Les 2 otholites inférieurs réagissent aux ondes sonores, l'otholite supérieur servant au maintien de l'équilibre.
Ligne latérale. La ligne latérale est un canal rempli de liquide qui court de chaque coté du corps et qui semble utilisée dans un plus faible périmètre. L'eau est un excellent conducteur des ondes sonores que les poissons perçoivent grâce à cette ligne. Les ondes passent dans le canal par l'intermédiaire de minuscules pores et stimulent de petites masses gélatineuses qui, à leur tour, excitent des terminaisons nerveuses. Ainsi le poisson peut interpréter les mouvements de l'eau provoqués par les courants et d'autres animaux.


LA VUE.

Les poissons ont des yeux très évolués, à cristallin, que l'on retrouve uniquement chez les mammifères, les reptiles et les mollusques. Leur pupille est ronde. Les yeux, souvent larges ont la possibilité de capter les faibles lumières des profondeurs. De même ils sont souvent protubérants ce qui les autorisent à avoir un champ de vision plus large sans avoir à bouger la tête. Une bonne vision binoculaire ainsi qu’un large champ de vision sont favorisés si les yeux sont à l'avant de la tête.
La position des yeux influe sur le comportement des poissons (les liches et les bars vont approcher le plongeur de face afin d'apprécier son volume et la distance à laquelle il se trouve grâce à leur champ de vision binoculaire, puis vont l'étudier plus en détail en nageant sur le côté, leur vision monoculaire étant plus performante.
Si les yeux sont placés à l'arrière de la tête, les champs de chaque œil ne se recouvrent pas et il n'y a pas de vision binoculaire (Exemple : les labres vont utiliser leurs yeux de façon indépendante, l'un pour regarder en direction de la route suivie et l'autre pour suivre une action, par exemple un événement se déroulant sur le côté).
Au repos, la « mise au point » de l’œil se fait sur la proximité. Le cristallin est indéformable contrairement au nôtre. Des muscles vont l'avancer ou le reculer pour effectuer la mise au point nécessaire.
Les poissons perçoivent les couleurs. La rétine contient des cônes (sensibles à la couleur et donnent des images nettes en forte lumière et des bâtonnets (sensibles en lumière faible).
La vue joue un rôle de premier ordre dans les relations proies prédateurs.

LE GOUT ET L'ODORAT

Dans l'air, l'odorat perçoit des émanations gazeuses alors que le goût perçoit des substances dissoutes. Dans l'élément liquide, les deux sens sont intimement liés.
L'eau dissout les molécules chimiques dégagées par un organisme et peut les transporter sur de longues distances. L'olfaction agit sur des substances très diluées et potentiellement éloignées alors que la gustation concerne des substances fortement concentrées et à proximité immédiate.
L'odorat sert aux poissons à repérer la nourriture, est utilisé lors de la reproduction, et aide également les poissons à s'orienter dans le cas de certaines migrations (exemple : migrations anadromes, de la mer vers l'eau douce, du saumon).
Les poissons sentent en permanence : lorsqu'ils nagent, l'eau, chargée de molécules odorantes, s'engouffre dans leurs narines. II y a une paire de narines de chaque côté (une inhalante, une exhalante)
Lors de la digestion, tous les poissons rejettent dans l'eau des hormones (phéromones) qui reflètent l'état physiologique (espèce, sexe, taille, etc.) et psychologique (degré de stress, caractère, etc.) du poisson.

Chez tous les vertébrés, l'odorat correspond a une stimulation de certaines cellules du cerveau (globe olfactif) connectées au système nerveux central (régulateur des émotions) et à l'hypotalamus (régulateur du niveau d'hormones).

Le goût, lui, fait appel a des parties plus rudimentaires du cerveau et régit des comportements moins complexes. II permet simplement de distinguer si la nourriture est mangeable ou non (réaction de maintien ou de rejet). Le goût peut être détecté par d'autres parties du corps que la muqueuse buccale (exemple : barbillons du tacaud ou du surmulet - rayons des nageoires pectorales chez le grondin perlon - surface cutanée chez l'esturgeon où toute la face inférieure du rostre est couverte de bourgeons du goût.

Outre les sens les poissons sont dotés de récepteurs sur la peau, les " fibres protopathiques" qui captent des informations relatives à la salinité ou l'acidité de l'eau.

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Le poisson se déplace dans 3 dimensions : en avant et en arrière, à gauche et à droite, vers le haut et vert le bas.
Pour contrôler ses déplacement il dispose de ses nageoires, en particulier de sa nageoire caudale. Pour changer de direction il lui suffit d'incliner ses nageoires selon un certain angle par rapport au flux de l'eau. L'eau, en exerçant une pression sur cette surface de contrôle, provoque le changement de direction du poisson.
Pour monter ou plonger le poisson incline ses nageoires pectorales et pelviennes.
La ou les nageoires dorsales font rouler le poisson sur son axe.
Pour aller à droite ou à gauche le poisson fait varier l'angle de la nageoire caudale.

Les différentes sortes de nageoires

La nageoire est une lame de peau soutenue par des baguettes rigides ( rayons épineux) ou non ( rayons segmentés ou rayons mous).
Les poissons se déplacent dans l'eau grâce à des nageoires paires (pectorales et pelviennes ou ventrales) et impaires (dorsales, anales et caudale).

1. Les nageoires paires


Elles correspondent aux membres antérieurs et postérieurs des vertébrés supérieurs.

Les nageoires pectorales

Leur rôle est très diversifié.
En position basse, elles ont un rôle de sustentation (requins). En position haute, placées en avant, elles peuvent être utilisées comme freins (carangues, lutjans). En position très basse, rigides, elles peuvent être utilisées en propulsion de type ressort (poisson lézard). Pour les exocets les pectorales, presque aussi longues que leur corps, peuvent servir d'appareil de vol.
Les murènes n'ont pas de pectorales.

Les nageoires ventrales (pelviennes)

Les nageoires pelviennes permettent au poisson de garder l'équilibre quant sa vitesse de déplacement est faible ou nulle. Les nageoires pelviennes peuvent servir de trépied si elles sont placées vers l’avant (cas de nombreuses espèces benthiques). Elles sont souvent absentes (anguille, hippocampe, poisson lune).

2) Les nageoires impaires

Elles sont disposées dans le plan de symétrie vertical du corps. Ce sont les dorsales, les anales et les caudales.

Les nageoires dorsales et anales

Elles ont essentiellement un rôle directionnel, à la manière d'une dérive de bateau ou d'avion. Elles peuvent se redresser ou s'abaisser sous l'action des muscles sur les rayons. Elles permettent aux poissons de maintenir une position verticale et participent a l'ondulation du corps chez les poissons rubanés. Chez l'hippocampe, la nage est assurée exclusivement par l'ondulation de la nageoire dorsale.
C'est généralement l'organe locomoteur essentiel, bien qu'il n'en est pas toujours ainsi.

Modifications - adaptations

Les nageoires pelviennes des gobies se sont soudées pour former un disque adhésif, ce qui est idéal pour se maintenir en place dans les remous.
Le rémora a modifié sa dorsale de façon surprenante. Celle ci a migré au dessus de la tête en un organe ovale délimité par un bourrelet saillant se composant de lames pouvant se redresser et augmenter ainsi le volume intérieur en créant une dépression et donc une adhérence.
Le premier rayon de la dorsale de la baudroie se termine par un lambeau de peau et fait ainsi office de leurre.
Chez les Sélaciens males (requins et raies), les pelviennes se sont transformées en organes copulateurs, sorte de gouttière formée par les rayons modifiés de la nageoire et destiné à recueillir le sperme et à le déposer dans l'orifice du conduit femelle.

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La classification date de 1920, sans évolution jusqu’à ce jour.

1. La technique « anguiliforme »

Exemples : congre, anguille, julienne, blennie, murène.

Cette nage consiste à faire onduler le corps sur toute sa longueur, l'amplitude de l'ondulation augmentant vers la queue. Elle est peu efficace car la résistance de l'eau est dans ce cas très importante. Elle est, de ce fait, adoptée essentiellement par les poissons benthiques. De nombreux jeunes poissons encore inexpérimentés nagent de cette manière avant d'acquérir une technique plus sophistiquée.

2. La technique « carangiforme »

Exemples : thons, bonites, maquereaux, marlins, espadons, carangues...

C'est la technique typique du prédateur. La caudale assure toute la propulsion et c'est de loin la technique la plus efficace pour aller vite. Les adeptes de cette nage ont des traits communs fusiformite (forme en torpille) (réduction des turbulences et donc moins d'efforts à produire) tête profilée (moins de résistance) caudale homéocerque (les 2 lobes supérieurs et inférieurs sont symétriques) et falciforme (en forme de fourche) (réduction de la traînée) base de la caudale très étroite (réduction des turbulences et meilleure stabilité à pleine vitesse (avec les pectorales effacées dans des loges afin de n'opposer aucun relief à l'écoulement de l'eau).

D’autres caractéristiques sont propres à ces types de poissons. Les muscles sont très irrigues. Leurs ouies sont plus développées que celles des nageurs plus lents. Leur dos est foncé, leur ventre est blanc.

3. La technique « ostraciforme »

Exemples : poissons coffre , poissons ballon , diodons

La vitesse n'est pas l’objectif premier. Ils n'ont que très peu d'ennemis : les poissons-coffre sont munis d'épaisses plaques osseuses dans le bas du corps alors que les poissons-ballon ont une peau extrêmement toxique. La caudale est certes utilisée pour la propulsion mais elle n'est guère mobile (les muscles de chaque côté se contractent chacun leur tour donnant ainsi au poisson une allure de godille). Ce sont donc les pectorales, la dorsale et l'anale qui assurent la majeure partie de la propulsion.

4. La technique « balistiforme »

Exemples : Balistes, poissons papillon, poissons trompette.

La nage s’effectue grâce des ondulations simultanées de la dorsale et de l'anale. Les adeptes de cette nage sont sans doute les poissons les plus adroits. Leurs mouvements sont très précis, ils peuvent nager penchés sur le côté, faire du sur place et même faire marche arrière. Même s'ils ne sont pas des adeptes de la vitesse pure, ils sont bien plus rapides que ceux qui utilisent les techniques anguiliforme ou ostraciforme.

5. Pas de technique

Exemples : rascasses, poissons scorpions, poissons crocodiles

Les adeptes du camouflage sont de mauvais nageurs (la plupart n'ont d'ailleurs pas de vessie natatoire) et certains préfèrent même marcher : la baudroie, l'uranoscope, les poissons grenouille prennent appui sur les rayons de leurs nageoires pectorales et progressent ainsi lentement sur le fond.

Règle d'or pour tous les types de poisson : Quelque soit la technique adoptée, ce qui compte pour la survie ce n'est pas la vitesse maximale mais la vitesse d'accélération.

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LES BANCS

Sur les 20000 espèces de poissons connus, 80% vivent en banc lorsqu'ils sont juvéniles et 20% tout au long de leur vie.
Certains poissons ne sont en bancs qu'a certaines périodes de la journée. C'est le cas notamment de nombreux poissons qui se rassemblent en groupes importants dans la journée sous des surplombs avant de se séparer au crépuscule pour aller se nourrir.
Il faut préciser la différence entre le banc, ou les poissons sont naturellement attirés les uns par les autres, et l'aggrégation ou les poissons se rassemblent suite à un stimulus extérieur (présence de nourriture, par exemple). L'aggrégation ou foule est un groupement inorganisé et n'a pas de signification sociale. Dans un banc, chaque individu ajuste sa vitesse, sa direction et sa distance par rapport aux autres.

Principes de fonctionnement du banc

Le banc est un groupe social constitué par une réunion de poissons grégaires.
Les bancs sont généralement composés d'individus de même âge afin de pouvoir évoluer à la même vitesse.
Le comportement en banc n'est pas complètement inné et s'apprend au contact des autres. Chaque individu exerce sur ses voisins une stimulation spécifique, le groupe ayant lui aussi une influence sur les comportements individuels.
Les poissons utilisent le contact visuel et la ligne latérale lors de la nage en banc.

Les avantages du banc

La vitesse. La nage en banc permet au poisson de produire moins d'effort, l'eau offrant moins de résistance dans ces conditions.
La protection. Une banc compact ne constitue pas vraiment une cible pour les prédateur.
La nourriture. Beaucoup de poissons de récif préfèrent former des bancs pour aller se nourrir en pleine mer, notamment les mangeurs de plancton (poissons chirurgien, nasons, etc.).

LES COLONIES

Entre le banc et le poisson sédentaire et solitaire on trouve d'autres types de relations sociales, telle la colonie, qui est caractérisée par des rapports de dominance et de hiérarchie.
Certains poissons préfèrent s'organiser en petits clans familiaux moins impersonnels que les bancs. C'est le cas notamment de poissons territoriaux tels les demoiselles, les anthias, etc.

LES COUPLES

Certains poissons vivent en couple, en mettent en commun la recherche de nourriture sur de vastes territoires et évitant ainsi la recherche d’un partenaire.


LES SOLITAIRES

De très nombreux poissons vivent en solitaire car leur mode d'alimentation les poussent souvent à ce type de vie, ne cherchant un partenaire que pendant la période des amours. Les poissons sédentaires sont souvent solitaires et sont souvent caractérisés par une agressivité intra spécifique ne tolérant aucun individu de leur propre espèce dans leur territoire. Chez les vrais territoriaux, chacun à le même rang social : de dominant sur son territoire il devient dominé chez les voisins.


LES MIGRATIONS


La migration est le résultat à la réaction des individus provoquée par des excitations du milieu ou ils vivent. Le poisson suite à une modification de son équilibre hormonal devient hypersensible à certains facteurs externes et va donc "migrer". On distingue 2 types de migrateurs :

Les holobiontiques

Les déplacements se font dans un seul milieu (mer – mer , eau douce - eau douce). Les poissons holobiontiques apparaissent sur les lieux de pêche à époque fixe En réalité, les populations locales ne font aucun déplacement nord sud, mais remontent à ces époques des profondeurs vers la surface. (exemple : le hareng apparaît en Ecosse au mois de juin, en Bretagne au mois de janvier. Etant une espèce d'eau froide et peu salée, il réagit face aux courants des eaux de l'Atlantique intertropical, plus chaudes et plus salées qui progressent vers le nord en recouvrant les eaux froides et peu salées d’origine, contraignant ainsi les harengs à rester en profondeur, l’inverse se produisant si les conditions de température et de salinité s’inversent).

Les amphibiontiques

La croissance et la reproduction se font dans des milieux différents. On distingue alors ceux pour qui la croissance se déroule en eau douce et la reproduction en mer (anguille) et ceux pour qui la croissance se déroule en mer et la reproduction en eau douce (saumon).

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La fonction reproductrice chez les poissons offre une très grande variété et originalité.


Le dimorphisme sexuel

II est présent chez de nombreuses espèces. On distingue :

Les caractères sexuels primaires (organes d'accouplement).
Les caractères sexuels secondaires (taille, forme du corps, denture, coloration, comportement). Certains sont permanents, d'autres sont saisonniers.

L'hermaphrodisme.

II est assez fréquent chez les poissons. Les différents types sont :

L'hermaphrodisme rudimentaire. Les jeunes ont des organes génitaux immatures qui préparent simultanément les 2 possibilités de développement sexuel. Mais à l'âge adulte ils opteront pour l'un des deux sexes (exemple : dentis, bogues, etc.).


L'hermaphrodisme fonctionnel divisé en :

• Hermaphrodisme fonctionnel simultané. C'est le cas le plus rare. Dans la même glande génitale on trouve simultanément les deux produits génitaux (ovules et spermatozoïdes). Ces derniers n'atteignent pas la maturité en même temps, si bien qu'il ne peut pas y avoir autofécondation. L'individu se comporte en fait comme un mâle ou comme une femelle (exemple : serran).

• Hermaphrodisme fonctionnel successif protandre. Le jeune est mâle puis devient femelle en vieillissant. (exemple : dorade, sar, marbré, poisson clown, etc.).

• Hermaphrodisme fonctionnel successif protérogyne. Le jeune adulte est femelle puis devient mâle en vieillissant (exemple : mérou, pagre, saupe, anthias, etc.)

L'activité des glandes génitale

Les poissons n'ont pas de sexualité régulière. Sa vie sexuelle est faite d'une alternance de périodes de repos et de phases de maturité. La maturité correspond au développement des organes sexuels. Ce développement se fait au détriment des autres organes, notamment du tube digestif, entraînant ainsi une perte de l'appétit.
Les organes reproducteurs ont la forme de sacs qui produiront des ovules ou au sperme (laitance). La laitance est composée de spermatozoïdes qui ne diffèrent guère de ceux des autres vertébrés. L'émission du frai a lieu par un court canal débouchant juste en arrière de l'anus. La durée de vie des spermatozoïdes dans l'eau est généralement très courte (23 secondes pour la truite). Pour palier à cette situation les poissons ont mis en œuvre plusieurs dispositifs permettant d'écourter le contact du sperme avec l'eau (pseudo accouplement : rapprochement des orifices sexuels protegés par les nageoires capsule protégeant le spermatozoïde et qui va se désagréger à l'intérieur du corps de la femelle grand rassemblement des géniteurs – etc.).

Les œufs

L'ovule se compose d'un germe, d'un vitellus (amas de réserve nutritive), d'une membrane protectrice percée d'un orifice microscopique destiné a laisser rentrer le spermatozoïde.
Les ovules ainsi fécondés (œufs ou frai) les plus volumineux sont ceux des Chondrichthyens (raies et requins. Ceux des poissons osseux sont bien moins volumineux. Les plus gros sont ceux de certains poissons chat et qui ont la taille d'une cerise. Globalement, plus ils sont petits , plus ils sont nombreux.
Les œufs des poissons pélagiques flottent généralement dans les couches superficielles de la mer car ils renferment quelques gouttelettes huileuses. Ces œufs flottants sont en grande partie détruits par les intempéries ou sont dévorés. De plus une grande quantité d'alevins meurent de faim juste après leur éclosion si la nourriture ne se trouve pas en quantité suffisante dans les eaux environnantes. C'est pour ces raisons que le nombre d'œufs se doit d'être très élevé.
Ceux des poissons littoraux sont plus denses que l'eau et reposent souvent au fond, de manière séparée ou agglutinés par du mucus. Ainsi, les œufs de la baudroie sont réunis en un long ruban gélatineux.

Le frai.

La plupart des poissons n'ont généralement qu'une seule ponte par an. Les males sont attirés par les femelles de façon olfacto gustative. Le frai est généralement collectif.
Les poissons frayent dans des fourchettes de températures très étroites (exemple : les morues se reproduisent entre 4 et 6° C, les maquereaux autour de 12° C).

La nidification

Après la ponte , la plupart du temps, les poissons ne se soucient plus de leurs œufs. Néanmoins, dans certains cas, ils peuvent se révéler être des parents très attentionnés. On peut mentionner :

Les pontes gardées. Les parents gardent les œufs en chassant les intrus (lompe, etc. ).
Le nid. En général, chez les espèces nidificatrices, le nombre d'œufs émis à la ponte est réduit. II y a différents types de nids. Ils peuvent être aménagés dans une fissure, une cavité, une coquille vide qui une fois nettoyées vont être camouflées par quelques algues

L'incubation buccale. Les œufs après avoir été déposés sur le fond sont gardés la bouche avalés par l'un des parents (mâle le plus souvent). Les alevins une fois éclos y restent jusqu'à disparition du vitellus.

L'incubation cutanée. Les œufs sont portés sur la peau. Chez certains poissons, les nageoires pelviennes sont soudées en poche incubatrice. Chez d'autres, deux replis de la peau se soudent en dessous de l'orifice génital. La femelle pond dans cette poche et lorsque les ovules passent devant l'orifice génital du mâle, ils sont fécondés (hippocampe).

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